Agenda
17 May
FR
Thursday, May 17, 2018 3:00 pm
Marker

Location:

Paris
5 rue du Mail
Paris 75005 France

“L’art, c’est le plus court chemin de l’homme à l’homme” écrivait

Malraux, célèbre MC de la littérature hexagonale. Il avait raison.

 Et c’est exactement ce que compte accomplir Urban Capsule.

Remontons le temps…

Alexandre Ivanov est né à Paris il y a à peine trente ans. Murs, monuments, trottoirs, couloirs du métro. Son quotidien, son paysage, son horizon. Il découvre le hip hop à l’heure où ses camarades de classe préfèrent peut-être encore maltraiter leurs Playmobil : Sa musique, ses codes, ses couleurs et ses lettres sauvages, bouteilles jetées à la mer urbaine, qui apparaissent ici et là et qui marquent la rétine de celui qui sait regarder comme il faut les choses indomptées.

Tous ces anonymes qui signent le béton, de jour comme de nuit, qui se racontent sans se justifier, qui laissent une trace fugitive, à la beauté vandale, au détour d’une allée, Alexandre les adopte sans attendre. C’est pour lui. Indiscutablement. Il le sait, il se sent. Il écoute du rap, dévore la presse spécialisée, devine que derrière cette culture mouvante, libre, fière, se cache un secret qui n’a pas besoin de grandes théories pour exprimer toute sa force. Il s’y met. Spanky devient son avatar de peinture le temps d’une jeunesse sans arrière-pensée. Sa curiosité est sans limite. Tag, graffiti… Des mots alors nouveaux, qui ont traversé l’Atlantique pour conquérir une jeunesse avide de sensations inédites.

 Des mots qui, peut-être même sans le savoir, remontent même à la nuit des temps, quand nos ancêtres recouvraient les parois des grottes pour témoigner de leur passage sur cette planète souvent hostile. Ça vient de là, évidemment. C’est en l’homme depuis toujours. Les Romains et les Grecs jetaient sur les murs leurs désirs, leurs angoisses, leurs colères. Ils figeaient les émotions pour exister encore. Ils transmettaient.

Le Street Art est né bien avant que les rues n’accueillent les horodateurs et les vélos tarifés.

Le Street Art est l’expression humaine dans toute son indépendance, sa vitalité, son refus du compromis.

Un été, il n’y a pas longtemps. Alexandre profite du soleil mais s’ennuie. L’immobilité n’est pas son truc. Vraiment pas. Dans le civil, Alexandre est un professionnel du leasing, système de location, avec achat en option, de biens d’équipement. Un métier comme un autre. Alexandre a une idée. Pourquoi ne pas mêler travail et passion ? Proposer à ses clients d’investir dans le Street Art. Lui qui collectionne avec une soif inextinguible, uniquement les oeuvres de ceux qui ont débuté sur le pavé, loin des évidences, ceux qui ont une vraie histoire à raconter. Il veut du vécu et de la consistance. Il veut interpeller. Dans Street Art, il y a street, il ne faut jamais l’oublier. Ce n’est pas une expression creuse, un raccourci pratique. L’art contemporain a déjà ses adeptes zélés. L’époque réclame autre chose.

URBAN CAPSULE est né.

L’image est saisissante : Il s’agit de gorger une capsule de tous les éléments urbains créatifs et de la balancer ensuite dans l’entreprise. Provoquer un changement, dessiner un autre chemin. C’est préférer, à l’opposition, la rencontre. Croiser les genres sans fausse pudeur, avec un esprit moderne et sans calcul. Dans les bureaux, là où aujourd’hui encore, on ne voit souvent que des tableaux sans âme, des toiles faciles, des placements interchangeables, Urban Capsule souhaite bouleverser la donne en proposant un service de location d’œuvres de Street Art, avec tous les avantages offerts par le leasing, défiscalisation incluse. Il ne faut pas oublier que de plus en plus de décideurs, peu importe leur profession, appartiennent à cette génération qui a grandi au cœur du hip hop.

Urban Capsule existe pour faciliter le rapprochement. Ce n’est même pas une affaire de supports ni de tarifs. Fresque géante sur la devanture d’une société, tableaux, toiles, statues, mosaïques de métro, plaques en métal, tout devient possible, peu importe le budget. À partir du moment où l’artiste choisi est sorti de l’asphalte. C’est la rue qui s’infiltre, c’est la rue qui regarde vers le ciel. C’est le monde qui s’offre, enfin, une cohérence. Mécène, Alexandre ? Il y a de ça. Il n’est pas question ici de se contenter de placer un produit.

Quand Alexandre raconte ce projet, les mots “âme” et “passion” reviennent avec une régularité presque touchante. Le profond respect qu’il a pour les créateurs urbains est tangible. Et quand il fait défiler sur son téléphone certaines œuvres de sa collection, sa voix s’emballe, des souvenirs lui reviennent, il jubile, indéniablement. Il veut mêler les univers, tendre une main aux artistes, éveiller la curiosité, effacer les distances, toutes ces frontières invisibles qui n’ont plus lieu d’être. Il veut que celui qui acquiert une œuvre l’acquiert pour les bonnes raisons. Il n’ignore pas qu’une création digne de ce nom a sa place n’importe où, tant que son possesseur place en elle un peu d’amour. La sincérité du cœur en somme, celle qui ne doit pas tricher.

Comme dans un livre de K Dick, il ne sert à rien de lutter. Avaler la capsule et se laisser aller. Accepter que la réalité ne demande qu’à être bousculée. Le cœur avant même la raison. Bien sûr. Toujours. URBAN CAPSULE.

There are no new feeds to view at this time.